Arette : après l’incendie de sa maison, une famille en quête de relogement

Un incendie a ravagé la toiture d’une maison au centre-bourg d’Arette, le 10 août. La famille de 8 personnes qui y habitait est désespérément en quête d’une solution de relogement.

Dans l’après-midi du mercredi 10 août, un incendie s’est déclaré au niveau du grenier d’une maison située à Arette, avenue Marcel Loubens. Une famille de 8 personnes vivait au sein du domicile. « C’est un de mes fils qui a repéré la fumée. Nous sommes montés avec les extincteurs, mais le feu était trop puissant pour faire quoi que ce soit », explique Sonia, la maman.

Dépêchés sur place, les pompiers vont passer plusieurs heures à lutter contre les flammes, qui ont détruit les combles et la toiture. Le travail des soldats du feu aura toutefois permis de préserver le rez-de-chaussée et le premier étage. La maison est désormais inhabitable : « On nous a dit qu’il y en aurait au moins pour un an de travaux, car les artisans sont très pris et les matériaux de construction sont durs à avoir ».

Sans solution à partir de samedi

Sonia et sa famille ont été placées temporairement dans deux chambres du centre PEP d’Arette. « Ça ne pourra pas durer : nous devons partir ce samedi 20 août, en raison de l’arrivée d’une grosse colonie de vacances. Le problème, c’est que nous ne savons pas où nous dormirons à ce moment-là ».

« Nous n’avons pas trouvé d’hébergement sur la commune », explique le maire d’Arette Pierre Casabonne. « En plein mois d’août, tous les campings et les gîtes sont pleins ».

La sous-préfecture d’Oloron assure qu’un relogement a été proposé à la famille dans un hôtel à Lons. « On ne nous a rien proposé du tout », affirme de son côté Sonia, tout en soulignant qu’un hôtel ne serait de toute façon pas une solution viable. « Mon conjoint est handicapé : nous avons besoin d’une maison pour pouvoir nous poser. On tient absolument à rester ensemble, avec nos 6 enfants. C’est une demande qui me semble légitime, pour une famille ! »

Sonia multiplie les démarches pour trouver des solutions. « On envoie des demandes à tous les propriétaires qui ont des maisons, mais on n’a aucun retour pour l’instant ».

« Prêts à aller n’importe où »

« On est prêts à aller n’importe où, que ce soit à Oloron, à Pau ou en campagne. Même trois chambres nous suffiraient, le temps de trouver quelque chose de plus stable ». La mère de famille jette donc « une bouteille à la mer », en espérant trouver un hébergement viable d’ici la fin de la semaine. Il est possible de la contacter au 06 06 48 12 89.

« Ça a été terrible de voir nos souvenirs partir en fumée »

« On venait de terminer les travaux d’intérieur. Ça a été terrible de voir le grenier et une partie de nos souvenirs partir en fumée », explique Sonia, en précisant que la cause de l’incendie « n’est pas liée à une erreur humaine ». « Cet incendie a été particulièrement dur à vivre pour un de mes fils, qui, en tant que pompier, a dû intervenir avec ses collègues pour éteindre les flammes dans sa propre maison ».