Une forêt communale aux multiples fonctions

Les 2 500 hectares de forêt de la commune agrémentent un paysage hautement pittoresque tout en jouant un rôle essentiel dans la vie quotidienne du village.

La lointaine origine de la forêt communale d’Arette remonte à ces terres plus ou moins boisées dites « de franc aleu », c’est-à-dire selon la coutume du Béarn échappant au fief du souverain pour être propriété indivise des communes de la vallée de Barétous. Aujourd’hui, elle s’étend sur 2 500 hectares, entre la colline du Calvaire qui s’élève à l’est du village et le plateau de Guilhers ouvrant la voie vers le massif de La Pierre-Saint-Martin, pour héberger un harmonieux mélange de sapins et de hêtres entre 318 et 1691 mètres d’altitude.

Forte de ce riche patrimoine naturel, la commune d’Arette s’est engagée dans un programme de certification de gestion durable de la forêt. Celle-ci produit du bois d’œuvre (il vient de servir notamment au bardage du nouveau collège) ou du bois de chauffage qui alimente les scieries des proches vallées, appelées Bernadicou à Arette ou Arreteig à Lées-Athas. « Les coupes permettent d‘alimenter copieusement la filière bois qui embauche davantage d’actifs que la filière automobile et elles servent aussi à régénérer la forêt », rappelle Quentin Berenguer, technicien forestier territorial à l’Office national des forêts.

Un rôle éducatif

Après avoir évoqué avec lui la fonction sociale du domaine forestier qui fournit aux habitants du bois de chauffage tout en leur offrant des itinéraires de randonnées à pied ou à VTT, René Garat, 1er adjoint au maire d’Arette, souligne « le rôle éducatif du Calvaire où ont été posés de nombreux panneaux de sensibilisation à son histoire ou à la variété de sa flore ».

Tous deux sont intarissables lorsqu’il s’agit de décrire cet univers forestier qui les passionne : il joue un rôle sylvo-pastoral en donnant aux animaux domestiques de l’ombre, de l’eau et de la nourriture, protège des glissements de terrain ou des avalanches et remplit une authentique fonction écologique en abritant des espèces rares comme le grand tétras ou la chouette tengmalm, de même qu’une faune variée qui donne aux chasseurs l’occasion de préserver un précieux équilibre sylvo-cynégétique tout en contribuant à illustrer la multifonctionnalité de la forêt.