Inauguration rue Henri Pellisson

L’un des nombreux nouveaux noms des rues de la commune (village, quartier, Pierre St-Martin) est celui du talentueux poète barétounais.

C’est dans le cadre de l’opération, en cours d’achèvement, de mise aux normes de l’adressage, que la municipalité d’Arette vient de gommer un oubli de plus d’un siècle. Profitant de cette obligation imposée notamment pour permettre l’arrivée prochaine de la fibre optique, c’est le nom de son plus prestigieux poète qu’elle vient de donner à la rue dans laquelle il naquit et vécut.

« C’est Jean-Claude Escarain, président de l’Association Patrimoine, qui a eu l’idée de réhabiliter ainsi la mémoire d’Henri Pellisson, dont il connaît l’œuvre sur le bout des doigts  » a précisé Pierre Casabonne, Maire d’Arette, en ouvrant son intervention publique sur la carrière de l’écrivain.

Défense du terroir local – Ainsi a-t-on appris que signant tous ses textes (contes, récits, poèmes, chansons, scènes théâtrales…) d’un incontournable « Lou Félibre de Barétous  », Henri Pellisson (1846–1912), né à deux pas de l’église, fréquenta avec réussite le collège d’Oloron.

« Après avoir envisagé des études de médecine, il décide assez vite de se consacrer à ses deux passions, la littérature et la langue béarnaise  » a indiqué l’édile avant de le dépeindre mettant toute son énergie dans la défense de « la tasque  », c’est-à-dire le terroir local, aussi bien matériel que culturel.

Membre actif de l’Escole Gastou Fébus fondée par Simin Palay, il devient rapidement une figure importante et reconnue du Félibrige occitan. Ce mouvement littéraire va connaître son apogée en 1904 avec le Prix Nobel de littérature attribué à Frédéric Mistral, l’un de ses membres fondateurs.

De son côté, Henri Pellisson obtint de très nombreux prix littéraires dans toute l’Occitanie dont le plus prestigieux fut sans nul doute celui reçu lors des Jeux floraux de Toulouse en 1898 pour son poème « Notre-Dame de Sarrance  ».

Son portrait dévoilé – Ami d’Eugène Lapassade, passionné de photographie qui se lança dans l’édition de cartes postales sur la vie d’Arette, Henri Pellisson apparaît dans nombre de ses clichés.

C’est d’ailleurs l’un de ses portraits qui vient d’être dévoilé par le Maire au cœur du village, en même temps que l’histoire singulière de sa vie. Cette dernière se trouve désormais immortalisée par la rue qui partant de l’immeuble Sathicq borde la place de Verdun (plus communément appelée place de l’Église) jusqu’à la maison natale d’Henri Pellisson dont elle porte le nom.