La Pierre Saint-Martin : l’espace nordique garde la cote

Malgré la réouverture de la station alpine, l’espace nordique de la Pierre continue à attirer beaucoup de monde.

À peine quelques kilomètres en contrebas de la partie alpine de La Pierre Saint-Martin, son espace nordique continue son bonhomme de chemin. Après une saison 2020 exceptionnelle suite à la fermeture des stations de ski de piste, le royaume des raquettes, des skis de fond et autres chiens de traîneau continue à plaire à un public toujours plus nombreux.

« Évidemment, nous n’avons plus les niveaux de l’année dernière, c’est plus calme avec la réouverture du ski alpin, mais l’affluence reste bonne ! » souligne Thibault Lerouge, responsable du site et pisteur secouriste. Une clientèle variée, allant de locaux à des vacanciers, sans oublier les Espagnols, de sportifs en recherche de performance à des amateurs de ballades tranquilles.

Un site pour toute la famille

Adeptes des raquettes, des skieurs de fond mais aussi des amateurs de fatbike, le VTT des neiges : il y en a pour tout le monde. « Le domaine nordique est vraiment sympa et surtout très bien entretenu. Chacun peut pratiquer en toute sécurité » rajoute le responsable.

Un site qui bénéfice en plus d’une belle vitrine : les chiens de traîneau. L’activité, développée sur Gourette et La Pierre Saint-Martin par Jean-Michel Morin, attire de plus en plus de monde. « Cela fait 35 ans que je fais ça, 17 ans sur La Pierre, 3 ans sur Gourette. S’il y a une vingtaine d’années, cette discipline était vraiment marginale et très peu connue du grand public, aujourd’hui, elle a pris une grosse ampleur, notamment ici à la Pierre ».

L’attrait des traîneaux

Et d’ajouter : « Mon entreprise Nordic’Espace est la plus grosse société de mushing des Pyrénées, avec quatre attelages sur La pierre, deux sur Gourette, pour près de soixante chiens. Au début, il y a 35 ans, c’était une activité plus pour les enfants. On le mettait sur les traîneaux comme dans un manège. Désormais, tout le monde veut participer, c’est même presque l’inverse : les adultes trustent les places des enfants ! » glisse-t-il en rigolant. « Au final, c’est surtout un moment qui rassemble toutes les générations. Des enfants aux parents, chacun en profite ».

Pour autant, malgré les conditions favorables de ce début de saison, Jean-Michel Morin n’est pas réellement aux anges. En cause : l’habituel trouble-fête, le coronavirus. « Nous avons eu énormément d’annulations. À l’heure actuelle, on est à environ 50 % en moins du chiffre d’affaires voulu. Il y a beaucoup de gens malades, cas contacts, etc. Je ne pensais pas à avoir autant. Et s’il suffit qu’une personne d’un groupe soit contaminée ou cas contact, pour que tout le monde annule ».

Les attelages, qui d’habitude, font au moins 70 kilomètres par jour (5 tours le matin, 5 tours l’après-midi, sans compter le créneau le plus demandé, entre 12h et 14h, avec le repas au restaurant d’altitude Au pas de l’Ours, dans les bois), vont-ils retrouver leur rythme de croisière pour les vacances de février ? « Je ne sais pas, ça dépendra du virus. Mais ça risque de faire pareil… »