L’alcool et le cannabis se banalisent chez les jeunes du Barétous, les élus s’en inquiètent

Gendarmes, médecins et élus ont décidé de l’organisation d’une réunion publique ce vendredi 28 janvier à 18h30 à la salle Barétous-Roncal d’Arette, dans le but de sensibiliser sur la hausse de la consommation d’alcool et de cannabis constatée chez les jeunes de la vallée.

« Depuis l’été dernier, on remarque des comportements qui nous inquiètent sur l’ensemble des villages du Barétous », détaille le maire d’Arette Pierre Casabonne. « On fait face à des pratiques addictives qui surviennent de plus en plus tôt, puisqu’on parle de jeunes âgés de 15 ou 16 ans. On remarque une recrudescence de l’alcoolisation chez ce public, mais aussi une consommation de cannabis qui est de plus en plus répandue ».

Petits méfaits en tous genres

Les acteurs du territoire ont constaté que ce phénomène allait de pair avec la recrudescence d’actes de délinquance dans la vallée. « J’ai dû aller porter plainte deux fois à la gendarmerie en l’espace de quelques mois », explique Pierre Casabonne. Les élus du Barétous ont été témoins de la résurgence de petits méfaits en tous genres : « Certains ont dégradé le mobilier urbain, d’autres se sont amusés à pénétrer dans le collège ou à vider l’extincteur de la salle des fêtes… » La palme revient à des adolescents qui ont « emprunté » la voiture du club de rugby d’Aramits pour se rendre à la station de ski de La Pierre Saint-Martin alors qu’ils n’avaient pas le permis… « Ce sont beaucoup de petites bêtises qui, mises bout à bout, commencent à devenir usantes », explique Étienne Serna, le maire d’Aramits. « On s’est dit qu’il pourrait être intéressant de sensibiliser sur les conduites addictives et les conséquences graves que cela peut avoir ».

Les organisateurs espèrent attirer un maximum d’habitants du Barétous à la réunion programmée ce vendredi, qui se tiendra avec l’appui de Jean-Philippe Henrotin, directeur de Béarn addictions. Parents, élus, médecins et éducateurs apporteront également leur témoignage au cours de la soirée.

« La période est très difficile »

« L’objectif n’est pas de culpabiliser qui que ce soit, mais de tenter de trouver des solutions ensemble », assure Pierre Casabonne. « Nous comprenons bien que la période est très difficile pour les jeunes, avec le contexte du Covid qui met à mal le fonctionnement de nombreuses animations au sein de la vallée. On est prêts à être force de proposition pour contribuer à apaiser ce mal-être ».