Arette : la Montée est restée impossible !

Pour le tout dernier passage de la journée, le public y a cru mais Yohan Peltier échoue, comme tous les pilotes.

Après une édition anniversaire en demi-teinte, la 41e Montée impossible d’Arette est de nouveau restée inviolée dimanche, malgré un plateau plus qu’homogène.

Les motos survitaminées ont redessiné la colline de La Mouline. Pour la 41e année, la Montée impossible d’Arette a réuni les fidèles après une édition anniversaire en demi-teinte. « L’an dernier, un arrêté préfectoral pour canicule a certainement un peu freiné le public, regrette Laeticia Cazette, une des responsables du Moto club d’Arette, organisateur de l’événement. En deux jours, on avait fait autant d’entrées que sur une journée en 2023 et 2024, qui étaient de très belles éditions en termes d’affluence »

Des monstres sur deux roues

Cette année, le ciel voilé a permis à chacun d’apprécier le spectacle sans risquer l’insolation. 71 concurrents, tous français, se sont mesurés aux 237 mètres de la montée d’Arette avec des machines dépassant encore plus les limites de puissance. « Les matériaux évoluent beaucoup et donc la mécanique et les machines suivent », note Laeticia Cazette.

Et pour cette épreuve du Championnat de France Montée impossible, nombreuses sont les cylindrées à dépasser les 1 000 chevaux, rendant le plateau très homogène. 31 motos se tiennent en moins de 10 mètres. Le vainqueur, Vincent Mougenot, parvient à grimper 210,29 mètres, 50 centimètres de plus que Loïc Minaudier, grand animateur de la journée.

Un prototype électrique pour Auriane Abadie

Mais parmi tous ces pilotes, une en particulier se détache, pourtant très silencieuse. Auriane Abadie a enfourché un prototype électrique pour gravir la Montée impossible, une première mondiale, excusez du peu. « Ça fait un an qu’on développe la moto à l’aide des partenaires, avec l’idée de gagner du poids », détaille le père d’Auriane, « John » Abadie, ancien pilote. Avec 184 mètres, elle se classe avant-dernière mais suscite une grande curiosité partout où elle passe. « Il faut encore que je la prenne en main pour performer », commente la pilote.