Jean-Claude Escarain, président de la Section Patrimoine, a conduit une très vivante assemblée générale. L’occasion de se remémorer les sorties de l’année et d’évoquer le musée de la commune.
Après le long lever de rideau constitué par le passage des adhérents devant la table d’honneur afin de s’acquitter de leur cotisation, le président Jean-Claude Escarain a ouvert l’assemblée générale de la Section Patrimoine de l’Association culturelle de Barétous, dans une salle Barétous-Roncal pleine à craquer, en évoquant la mémoire de deux disparus en 2025, Marcel Moulia et le très compétent secrétaire Robert Espelette. Une minute de silence a été observée en leur mémoire, puis est venu le temps du bilan de l’année écoulée.
Au premier plan de celui-ci a figuré le rappel des nombreuses sorties qui ont conduit des groupes, souvent forts d’une trentaine de personnes, dans des destinations très variées, telles le Camp de Gurs, la cathédrale de Lescar, la scierie Bernadicou ou le Pays de Soubestre, limite nord du Béarn au Moyen-Age dont Michel Duplàà a évoqué le souvenir. « Il s’agissait de sorties jolies et simples » a tenu à préciser Joseph Lapeyre, qui remplace désormais Robert Espelette.
Autre temps fort de l’emploi du temps de membres profondément liés à leur terroir, les 24 rencontres avec Baptiste Etchandy visant à faire partager le très intense attachement de ce dernier au matériel agricole ancien.
« Votre assemblée générale est celle qui attire le plus de monde », a ensuite enchaîné Pierre Casabonne, maire d’Arette, estimant « que cette association est précieuse pour faire vivre le musée de la commune dont la visite surprend jusqu’aux autochtones ».
L’un de ses adjoints, Jean-Pierre Traille, a ensuite souligné « l’intérêt porté à la découverte et à la fréquentation du Col de La Pierre Saint Martin ».
Place ensuite à une longue prise de parole de Joseph Arrègle, maire honoraire de la commune d’Arette et passionné d’histoire. Il a brillamment évoqué l’inscription en cours de la Junte de Roncal au Patrimoine immatériel de l’UNESCO, tout en soulignant l’impérieuse nécessité de la plus extrême des prudences à respecter lors de l’étude de ce traité datant du quatorzième siècle.
Il a également défendu « le rôle de la lecture du bon béarnais », tout en se réjouissant de la présence de l’écrivaine Janette Ananos.
Ce long exposé précédait la présentation du bilan financier par le trésorier Francis Talou, également brillant communicant de l’association. Pas de problème majeur et adoption unanime de ce rapport, tout comme de celui accompagné de l’adjectif « moral ».
En fin de séance, les traditionnelles élections ont entraîné l’entrée au bureau de Jean-Pierre Traille et le renouvellement de la présence en son sein de Francis Talou et Jean-Marc Casamayou.
Et alors que Michel Duplàà rappelait la carrière de Charles et Henri d’Aramits, abbés laïcs du lieu et Mousquetaires du Roi, vint enfin l’instant du partage de la galette des rois et du verre de l’amitié.