Le lycée Guynemer d’Oloron a signé un nouveau partenariat avec l’Établissement public des stations d’altitude. L’objectif est d’intéresser les élèves des filières de la maintenance aux métiers liés aux stations de ski du Béarn.
L’Établissement public des stations d’altitude et le lycée Guynemer d’Oloron ont récemment validé un nouveau partenariat, vendredi 13 mars à La Pierre Saint-Martin. Le renouvellement de la convention s’est déroulé devant une vingtaine d’élèves, qui en ont profité pour visiter les locaux de la station avant de goûter aux joies de la neige en chaussant les skis sur les pistes du Barétous.
« Nous menons à bien la gestion de plusieurs équipements touristiques, dont la station de La Pierre, de Gourette et le train de la Rhune », a rappelé aux lycéens le directeur général de l’EPSA Arnaud Libilbehety.
Anticiper les futurs recrutements
Le groupe, qui salarie 330 personnes dont 240 saisonniers, a pour objectif d’anticiper ses futurs besoins en recrutement, avec l’espoir de susciter des vocations chez les jeunes qui étudient dans le domaine de la maintenance au sein de l’établissement oloronais.
Plusieurs générations d’étudiants en BTS se sont réunies au sein de l’établissement d’Oloron, alors que les deux dernières filières proposées s’apprêtent à déménager à Montardon et Orthez.
« Notre entreprise peut vous offrir des possibilités d’emplois qualifiés et intéressants, le tout dans un lieu magnifique », a revendiqué le directeur. « Travailler à 2 000 mètres d’altitude, ce n’est pas commun. On dit souvent que nos bureaux ont les plus belles vues au monde ! »
Des outils de pointe
« La réalité de l’emploi dans les stations est loin de celle qu’on voit dans le film des Bronzés ! Nous sommes des professionnels du transport, de l’exploitation de systèmes industriels, ou encore du pilotage d’automatismes et de mécanismes. On se sert au quotidien d’outils contenant des technologies très avancées : nos dameuses sont par exemple reliées à des satellites possédant un modèle numérique du terrain, ce qui permet de mesurer en instantané la hauteur de la neige. C’est un peu comme un GPS en trois dimensions. »
De même, les remontées mécaniques sont composées de systèmes pilotés par des automates, qui bénéficient d’électronique embarquée.
« Des métiers d’avenir »
« Les métiers des stations d’altitude ont de l’avenir, et ce, malgré les préoccupations liées au changement climatique qu’on a bien en tête », précise Arnaud Libilbehety. « Même si la neige risque d’être moins présente à l’avenir, le public continuera à venir en montagne, parce que c’est une réserve de fraîcheur et qu’on y trouve une nature foisonnante et des superbes paysages. »
L’EPSA cherche à recruter des profils en maintenance durant toute l’année, et pas seulement au cours de la période hivernale. « Dès que la saison est finie, on passe notre temps à réparer tout ce qui doit l’être afin de préparer la prochaine. Ce sont donc des métiers pérennes, allant de pair avec des procédés industriels et technologiques qui sont les mêmes que ceux des grandes entreprises. »
Trois décennies de coopérations
Le proviseur du lycée Guynemer Yann Pardies a salué une coopération « qui dure depuis une trentaine d’années avec les stations de ski du Béarn. Des élèves sont régulièrement accueillis, à La Pierre Saint-Martin comme à Gourette. »
L’établissement public offre des possibilités d’évolutions, comme l’a rappelé le directeur du site barétounais Jean-François Motes : « Quand j’ai débuté en 1995, j’étais au tout premier niveau puisque je tendais les perches. J’ai progressé dans les échelons au fil des années. »