Colos en Béarn: Quels projets pour le chalet Nelson Paillou et la Base Aventure ?

Une réhabilitation est en projet pour le chalet Nelson Paillou (à gauche), tandis que la Base Aventure a été mise en vente (à droite)N.S. et C.B.

À l’heure où les centres accueillant des groupes scolaires ou de vacances se raréfient en Haut-Béarn, deux opportunités se présentent au sein de la commune d’Arette.

Officialisée au début du mois de juillet, la liquidation judiciaire de la Ligue de l’enseignement 64 a créé un véritable séisme en Haut-Béarn, qui accueillait beaucoup de colonies de vacances et séjours nature au cours des vacances scolaires. Cette décision a entraîné la fermeture des centres de l’Abérouat à Lescun et du Cardet à Gourette, et a eu pour conséquence le licenciement de près d’une quarantaine de salariés et la fin des départs en vacances pour près de 9 000 enfants chaque année.

Le conseil municipal de Lescun a rapidement commencé à multiplier les démarches afin d’étudier les possibilités à court et moyen terme pour l’Abérouat, dont la commune aspoise est propriétaire. Le chalet ossalois du Cardet a de son côté été mis en vente par le liquidateur judiciaire à la fin juillet.

Un chalet à réhabiliter

Au cœur de la vallée de Barétous, le maire d’Arette Pierre Casabonne s’active lui aussi dans le but de trouver des solutions pour l’accueil des enfants en Haut-Béarn. L’élu voit dans le chalet Nelson Paillou une opportunité pour pallier le manque de logements destinés aux groupes scolaires ou de vacances. « Ce sont des chambres de quatre à six personnes, idéales pour les classes de neige par exemple. On va tout faire pour accélérer et faire quelque chose de bien, il y a un potentiel intéressant à exploiter », explique l’édile.

Le maire d’Arette voit dans le chalet Nelson Paillou une opportunité pour pallier le manque de logements destinés aux groupes scolaires ou de vacances.
 Le maire d’Arette voit dans le chalet Nelson Paillou une opportunité pour pallier le manque de logements destinés aux groupes scolaires ou de vacances.Archives Nicolas Sabathier

Propriétaire de la structure depuis que l’association bordelaise Aroéven lui en a fait don il y a un an, la commune barétounaise prépare un grand projet de réhabilitation au sein du chalet, en collaboration avec les PEP40 (Pupilles de l’enseignement public des Landes). Après avoir reçu un accord de l’Europe pour une subvention à hauteur de 100 000 euros, elle prévoit de commencer les travaux au cours de l’année 2027.

La Base Aventure est à vendre

L’association les Pep64 a quant à elle mis à la vente depuis plusieurs mois sa Base Aventure d’Arette, qui bénéficiait d’une capacité d’accueil de 92 places, « afin de maintenir ses activités sur deux centres de vacances, Socoa et les Aldudes ». Une décision qui a été prise « face aux déficits d’exploitation dus principalement à la diminution de la fréquentation observée ces dernières années », explique le directeur général Christophe Berthelot.

Le bien est proposé au prix de 570 000 euros. Il est composé de deux ensembles, avec un bâtiment principal sur Arette et son local à la Pierre Saint-Martin, ainsi qu’une annexe indépendante à Arette « comprenant deux salles d’activités et pouvant être réaménagée en maison individuelle ».

« Réflexion responsable » souhaitée

« L’association sera naturellement sensible à un projet qui pourrait s’inscrire dans des valeurs proches de celles qu’elle porte depuis de nombreuses années : inclusion, solidarité, accès aux vacances et aux loisirs pour tous, ouverture aux différents publics et contribution à la vie du territoire en partenariat avec les acteurs locaux », indique le directeur général.

La Base Aventure d’Arette est proposée au prix de 570 000 euros.
 La Base Aventure d’Arette est proposée au prix de 570 000 euros.C.B.

Christophe Berthelot précise que les Pep64 souhaitent « trouver un acquéreur qui si c’est possible, préservera les activités touristiques et s’inscrira dans une réflexion responsable sur leur patrimoine et sur l’avenir des activités développées sur le territoire de la vallée de Barétous ».

Dans l’attente de cette cession, l’association poursuit « une exploitation saisonnière et ponctuelle du site, notamment durant la saison hivernale, avec la possibilité d’accueillir des groupes scolaires ou associatifs en gestion libre ou en pension complète ». Une activité qui permet « de contribuer à la prise en charge des charges fixes liées au fonctionnement, à l’entretien du site et au remboursement des emprunts, tout en maintenant les bâtiments et les équipements dans des conditions permettant leur exploitation ».