Paul Castagné et Patrice Camblong nommés citoyens d’honneur

Paul et Patrice en compagnie de leurs parents entourant le maire Pierre Casabonne.Bernard Cabanius

Cette distinction hautement méritée récompense leur réalisation du magnifique kiosque construit, l’été dernier, dans les jardins de Salet.

L’un est à peine âgé de 22 ans et l’autre de 24 mais, malgré leur jeune âge, Paul Castagné et Patrice Camblong ont été élevés ce vendredi 26 juin à la dignité de citoyens d’honneur de la commune d’Arette. Personne n’en a été étonné tant est spectaculaire leur engagement au service de leur collectivité.

Compagnons du devoir et du Tour de France, c’est entourés d’une quarantaine de leurs confrères qu’ils ont reçu, en ouverture des fêtes locales, des remerciements appuyés et mérités du maire Pierre Casabonne pour la réalisation du magnifique kiosque construit, l’été dernier, dans les jardins de Salet.

Un savoir-faire associé à un sens de l’esthétique

Chef-d’œuvre du parcours de « compagnon charpentier » de Paul Castagné, la charpente de ce kiosque, futur point de départ des randonnées locales, illustre un savoir-faire indiscutable associé à un indéniable sens de l’esthétique. En effet, outre les arcs et autres pièces torces en lamellé-collé de la structure bois réalisée sans un clou, les bancs servant de table témoignent d’un sens aigu du détail et du beau.

Pour ne pas être en reste, Patrice Camblong, « compagnon couvreur », a réalisé dans les règles de l’art la couverture en ardoise naturelle d’Espagne. Les deux frises en ardoise de la tour ajoutent une touche artistique à la toiture, tout comme les deux vaches et les quatre blasons en plomb des différents corps de métier qui sont intervenus sur ce chantier.

Dans le cadre du projet alimentaire territorial du Pays de Béarn, l’établissement d’Aramits a servi un menu local et bas carbone aux résidents.

Peu avant la remise officielle de la médaille de la ville, Victor Vencoutère, ami des deux récipiendaires, a couronné l’ensemble du bâtiment d’un superbe épi, épilogue d’une œuvre collective qui sera inaugurée fin août.

C’est autour du verre de l’amitié qu’a pris fin cette sympathique réception lors de laquelle les parents de Paul, Pierre-Jacques et Delphine, ainsi que ceux de Patrice, Pierre et Michèle, n’étaient pas les moins fiers. De nombreux convives, ayant en tête les célèbres vers de Corneille « Je suis jeune, il est vrai, mais aux âmes bien nées, La valeur n’attend point le nombre des années », ont conclu qu’il sera bien difficile à l’avenir d’améliorer un tel record de précocité.